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Articles taggués ‘MVVM’

Bonnes pratiques pour une application Windows Phone et/ou Windows Store

Bonjour à tous, pour ce tutoriel je vous propose de :

  • Comprendre et appliquer le pattern MVVM (Model View View-Model)
  • Organiser son code pour minimiser les dépendances grâce aux Inversion de Contrôles (IoC) et Injections de Dépendances (DI)
  • Maximiser le partage de code entre les différentes plateformes grâce aux PCL (Portable Class Library)
  • Utiliser ces concepts pour :
    • Développer une application Windows Phone
    • Développer une application Windows Store
    • Développer une application cross plateforme Windows Phone et Windows Store
    • Développer d’autres types de projet (WPF, Silverlight…)

Ce tutoriel suppose que vous ayez déjà quelques bases en développement Windows Phone / Windows 8,  les détails spécifiques aux plateformes ne sont pas expliquées mais sont implémentées dans le code source disponible ici

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Développement d’applications sur Windows Phone 7

L’année dernière, pendant mon année d’alternance, j’ai travaillé sur la plateforme Windows Phone 7. Je vais essayer de partager avec vous mon expérience sur cette plateforme mobile qui reste un peu méconnue du grand public, tout en essayant d’avoir un esprit critique sur le sujet.

Dès mon arrivée en septembre 2010, j ‘ai eu la chance  de manipuler des terminaux qui n’étaient pas encore commercialisés (date officielle de sortie : le 21 octobre 2010). Voici les réactions immédiates qui me sont venues concernant le hardware. Côté design rien d’impressionnant,   les téléphones sont assez sobres mais ce qui m’a surpris ce sont les performances : une rapidité d’exécution pouvant faire pâlir certains de ses concurrents et des écrans de très bonne qualité. La gamme des téléphones est assez homogène (caractéristiques techniques moyennes : processeur 1Ghz, 512MB de RAM, capacité entre 8 et 16Go, écran 800x480pixels, APN 5mégapixels avec Flash).

Au niveau de l’OS, le premier démarrage donne vite un brin de déception : on trouve un premier bureau avec les applications épinglées (grosses icônes carrées) et un autre avec « une grosse liste horizontale de toutes les applications », autant dire qu’il ne faut pas avoir peur de slider lorsqu’on a une grosse liste d’applications… On retrouve donc une interface Metro assez basique et on se rend vite compte que, mis à part la couleur des icônes et l’épinglage d’applications, rien n’est modifiable. En ce qui concerne les applications natives, on retrouve les classiques  (« Téléphone», « Contacts », « Photos », « Musiques + Vidéos », « Internet Explorer 8 » et « Jeux » qui correspond au Xbox Live),  la suite Microsoft Office Mobile et le moteur de recherche Bing accessible à tout moment (grâce à la touche recherche). Enfin, on a le Windows Phone MarketPlace, sur lequel, j’ai pu me rendre compte tout au long de l’année, qu’on retrouve petit à petit les grands classiques des autres markets (pour n’en citer aucun).

Maintenant, que le tour de l’utilisateur lambda est fait, passons à la partie un peu plus technique.

Le développement d’application WP7 repose sur une version de Silverlight « adaptée ». En plus du framework traditionnel, on trouvera toutes les APIS spécifiques aux SmartPhones : accéléromètre,  géolocalisation, caméra, tâches : téléphoner, envoyer un message, lancer le marketplace, et d’autres encore. On trouve aussi les 2 modes de navigation propres aux applications WP7 que sont le panorama et le pivot ; dans le cadre de mon projet l’accent était mis sur l’utilisation du panorama pour garder l’authenticité de WP7 et ne pas essayer de copier la navigation par onglets des autres plateformes mobiles. Toutefois, on observe une certaine amputation au niveau des composants classiques qui composent Silverlight et celle-ci s’avère vite handicapante.

Qui dit Silverlight, dit pattern MVVM (Model View ViewModel)… Ces deux notions étaient pour moi totalement inconnues et mes premiers pas furent hésitants, mais une fois les grands principes compris, on devient très vite adepte du concept.  Pour faire simple, et sans rentrer dans les détails voici un petit schéma  qui explique le pattern:

MVVM est basé sur le principe de « Databinding » qui permet de synchroniser une propriété du ViewModel avec une propriété d’un composant graphique de la View (y compris les événements : click, changement de sélection,…).  Cette technique devient très vite appréciable : code minimal, rafraichissement  automatique  dans les 2 sens entre la View et ViewModel.

De plus, du fait de sa faible dépendance entre les interfaces graphiques et le code métier, MVVM facilite les tests de code et la séparation des taches des développeurs et des designers. J’en profite pour faire un petit point sur les outils mis à disposition. Tout d’abord, on trouve l’incontournable IDE pour les technologies Microsoft, Visual Studio auquel est associé le Windows Phone Developer Tools (SDKs + Emulateur). Pour moi, l’environnement s’est avéré être très complet : parmi les choses appréciables, on trouve un petit éditeur d’interfaces graphiques, le déploiement sur l’émulateur ou sur un device, un débuggeur pas à pas (dans les 2 cas de déploiement). Il est possible d’effectuer tout le développement dans Visual Studio, toutefois, dans le cadre d’un projet où un designer a un rôle à part entière à jouer, il peut utiliser l’outil Microsoft Expression Blend pour créer les interfaces graphiques sans se soucier du code métier qui tournera derrière. Pour ma part, je pense que Blend est un « jouet de luxe » et qu’on peut rapidement s’en passer.

Voici un petite liste des concepts que j’ai pu utiliser et qu’il est judicieux d’évoquer :

  • L’ IsolatedStorage est un espace de stockage de données propres à chaque application et qui est abstrait du reste de système de fichiers et facile d’utilisation.
  • L’application possède plusieurs points d’entrées (launched ou actived) et de sorties (closed et deactivated) dans lequel on peut faire des traitements différents selon que l’utilisateur ferme ou mette en background l’application. On trouve aussi  une méthode Application_UnhandledException qui permet d’effectuer des actions importantes (sauvegarde du contexte par exemple) avant que l’application se ferme dans le cas d’une exception non traitée (donc crash) et cela s’avère très utile.
  • Dans l’attente de la gestion du multitâches, le développeur doit gérer la sauvegarde du contexte de l’application lors de sa « mise en background » et le rétablissement de ce contexte lors de la réactivation de l’application. Ce procédé appelé le tomstoning est assez fastidieux puisqu’il faut sauvegarder unitairement toutes les données nécessaires, mais il est toutefois inévitable dès lors que l’application possède des données persistantes. Dans le cadre de mon projet, c’était un point essentiel à respecter et une grande partie des tests y était consacrée.

Avec tout cela, on peut donc réaliser des applications avec des interfaces graphiques très riches sans produire beaucoup de code car le pattern MVVM très puissant quand on a compris les bonnes pratiques. J’ai pu aussi m’appuyer sur un MSDN très complet et plutôt bien présenté.

Pour moi, le principal aspect négatif est que le framework manque parfois de composants graphiques ou de propriétés dans les composants existants. Cela a entraîné que j’ai vite eu le besoin de créer des composants « custom ». Un des autres faits est que la plateforme manque encore de contributeurs. J’ai été confronté à quelques problèmes techniques qui n’ont pas trouvé de réponse sur les forums appropriés.  Enfin, j’ai pu constater qu’on obtenait vite de mauvaises performances  si l’application est mal architecturée ou si on ne se soucie pas de décharger un maximum le thread principal.

Après une  expérience de 3 mois sur un projet WPF et un peu de recul, le MVVM que j’ai pratiqué sur WP7 n’était pas optimal (trop de code behind). Il s’avère que, à l’heure actuelle, le framework Silverlight pour WP7 n’est pas complet pour pratiquer un bon MVVM et que si l’on souhaite mettre en place une vraie architecture MVVM, il faut utiliser l’outil MVVM Light Toolkit et complexifier un peu son code.

En conclusion, et pour donner un avis tout à fait personnel, le développement d’applications sur Windows Phone 7 s’appuie sur de bonnes bases (Silverlight pour des interfaces interactives riches, MVVM pattern, environnement de développement complet et pratique),  mais laisse rapidement transparaitre une grosse lacune : le framework WP7 n’est pas assez riche par rapport à ces aînés (Silverlight et .NET). Beaucoup de personnes pourront vite être repoussé par l’étiquette Microsoft, mais pour moi, le développement d’applications sur WP7 est aussi intéressant que le développement sous Android (pour avoir pratiquer les 2). Microsoft doit toutefois, selon moi,  enrichir son framework et l’interface de son OS car elle présente un excès de sobriété.

Nouvelles versions

  • Actuellement, on trouve la version de l’OS 7.5 « Mango » : Multitâches complet, IE9, copier-coller, … et la version 7.1 du SDK Windows Phone.
  • A venir, l’OS nom de code « Tango » (date inconnue) avec certainement un nouveau SDK.

Les liens utiles