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Mix-IT 2016 c’est bientôt et VISEO sera présent

logo_mixitMix-IT 2016 ouvre ses portes du jeudi 21 avril au vendredi 22 avril. Comme chaque année, VISEO est sponsor GOLD mais aussi nous pourrons vous fournir vos attestations de formation. Cette année, une soirée à l’Hôtel de Ville de Lyon aura lieue le jeudi 21 avril à partir de 19H30.

Sur notre stand, vous pourrez découvrir nos métiers mais aussi jouer ! Vous aurez aussi la possibilité de gagner de nombreux lots parmi lesquels :

  • un mini-drone,
  • des enceintes bluetooth,
  • des chargeurs portables,
  • et de nombreux autres lots !

Vous pourrez assister à la session de Pierre Fauvel intitulée « Tête à tête souple et musclé ! ». Tout un programme 🙂

Mais aussi de nombreux autres orateurs, ateliers, lightning talk, … Et bien sur les crêpes !

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VISEO sponsor Gold et partenaire formation de Mix-IT Lyon 2016

La conférence Mix-IT 2016 est prévue cette année les 21 et 22 avril 2016. Elle prendra place, comme l’année dernière, au CPE Lyon rue Victor Guignard à Villeurbanne.

VISEO sera présent, comme à son habitude depuis l’origine de cette manifestation, comme sponsor Gold.

Comme chaque année, nous proposerons des animations sur le stand VISEO, vous pourrez venir parler de votre métier et échanger autour des ateliers et sessions que vous aurez suivis. Lors de l’édition 2015, nous avons proposé sur notre stand un jeu de rapidité en montage de Lego™. La personne la plus rapide sur la demi journée pouvait choisir un lot !

VISEO est aussi organisme de formation et à ce titre nous supporterons la participation à Mix-IT au titre de la formation professionnelle et nous délivrerons des attestations de présence sur notre stand pour ceux qui auront choisi cette option lors de leur inscription.

Pour ceux qui ne sauraient pas ce qu’est Mix-IT :

  • 2 jours de conférences avec un bon dosage entre des sessions de présentation et des ateliers de mise en pratique
  • 40 sessions / ateliers répartis sur plusieurs tracks (jusqu’à 6 sessions en parallèle) sur les thèmes du développement logiciel, de l’agilité, de l’innovation, et de l’entrepreneuriat
  • 600 participants attendus quotidiennement
  • un tarif très abordable (50 € les deux jours)

C’est aussi un moment de rencontre formidable !

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Mix-IT 2015 : Kanban pour tous

Lyon, le 15 et 16 Avril 2015. Viseo a participé à la cinquième édition de Mix-IT dédiée comme chaque année à l’agilité, l’écosystème Java, et les innovations IT Web ou mobile. Cet événement a été l’occasion de participer à des ateliers et conférences portant sur les méthodes de gestion de projet agile mais aussi sur le développement web et mobile.

À travers cette conférence, Mr Romain Couturier a présenté une compilation de retours d’expériences de mise en place de Kanban dans plusieurs environnements dont certains n’ont rien à voir avec l’agilité. Équipiers, responsables produits ou managers ont tous ainsi profité de la puissance de Kanban pour organiser leur travail et améliorer leurs prises de décisions. Chacun à son niveau et à son rythme a pris conscience des processus de travail dans lesquels ils évoluaient et de quels indicateurs ils avaient besoin pour développer leur amélioration continue. Lire la suite…

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Retrouvez-nous à Mix-IT Lyon les 16 et 17 avril

Mix-IT Lyon, c’est ce jeudi / vendredi, et il ne reste plus de places (les 500 places sont parties en un peu plus de 2h lors de l’ouverture de la billetterie). Pour les heureux possesseurs d’un billet, le programme est chargé et disponible en ligne.Mix-IT - des idées pour tout de suite !
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En notre qualité de sponsor Silver, nous soutenons Mix-IT depuis le début et complétons notre soutien en étant également partenaires formation cette année (avis à ceux que nous avons relancé pour avoir toutes les informations nécessaire à la production des documents espérés). Nous serons donc présents durant les deux jours sur notre stand afin d’échanger de manière conviviale et ludique autour de notre savoir-faire mais également des sessions de ce cru 2015. Nous vous attendons et vous mettons au défi de relever les challenges que nous proposons à travers nos animations !

Nos interventions tout au long de l’évènement

 

Dans le programme : un atelier JavaScript

L’atelier « Le JavaScript du futur au bout des doigts » sera animé par Julien ROCHE. Il vous en parle dans un billet spécifique et vous donne rendez-vous jeudi de 12h30 à 14h30 en salle Dijkstra (ou Turing, les organisateurs étants indécis sur la répartition des salles).

 

Sur notre stand : agilité et innovation

Le stand, parlons en … puisque nous vous réservons quelques animations sur ces deux journées et vous parlerons notamment d’Innovation Games, de Lego Serious Play!.

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Mix-IT Lyon : Atelier « Le JavaScript du futur au bout des doigts »

Marty, il te faut penser en 4 dimensions !

Emmett Brown, Hill Valley, 1955

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C’est à partir de ce postulat que j’ai réalisé l’atelier pour le Mix-IT, conférence qui se tiendra à Lyon du 16 au 17 avril. Car tout comme pour HTML5 il y a quelques années (vous pouvez voir les slides du séminaires), je me suis penché sur une question fondamentale : oui ou non devons-nous nous lancer dans l’aventure de ES6 / ES2015 ?

Ces termes, vous avez certainement eu à les entendre en écoutant les nouvelles autour d’Angular 2.0, de React, ou de la naissance de frameworks comme Aurelia, frameworks qui se basent sur les nouvelles normes EcmaScript. De ce fait, moi développeur JavaScript, que dois-je me poser comme questions afin de réaliser une application JavaScript du futur ?

Je devrais peut-être savoir :

  • Quelles fonctionnalités EcmaScript sont présentes au sein de nos navigateurs ?
  • Devons-nous mettre en oeuvre des polyfills ?
  • Quels outils utiliser ?

En somme, l’objectif de cet atelier est à la fois de montrer de quoi l’avenir sera fait, mais aussi et surtout ce qu’il faut savoir et mettre en oeuvre afin d’y arriver.

 Save the date

Je vous propose plus de renseignements sur l’atelier sur le site de la conférence et vous donne rendez-vous le jeudi 16 avril de 12h30 à 14h30.

Retrouvez également le programme de la conférence Mix-IT 2015.

 

Viseo sponsor et partenaire formation de Mix-IT Lyon

Mix-IT - des idées pour tout de suite !
La conférence Mix-IT, avec sa cinquième édition les 16 et 17 avril, va donc souffler sa quatrième bougie cette année et se tiendra pour la seconde année dans les locaux de CPE Lyon, rue Victor Guignard à Villeurbanne.

En tant que sponsor des premières heures (sous la marque Objet Direct en 2011), Viseo renouvelle son engagement pour la cinquième année consécutive :

  • en qualité de sponsor Silver nous vous proposerons des animations sur notre stand, sur lequel vous pourrez venir à notre rencontre pour parler de notre métier, nos offres, ou tout simplement partager nos impressions sur le cru 2015 de Mix-IT
  • en qualité d’organisme de formation, comme pour certaines des éditions passées, nous supporterons l’inscription / participation à l’évènement au titre de la formation professionnelle et délivrerons des attestations de présence sur notre stand (les inscriptions se font sur le site de l’évènement)

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Mix-It 2014

Viseo Technologies (Objet Direct) présent au Mix-It 2014

Vous cherchez l’inspiration, les bonnes pratiques, et les nouveaux outils : vous les trouverez au Mix-IT !
Mais surtout venez rencontrer et échanger avec d’autres passionnés.

A l’occasion de cette édition du Mix It, Viseo Technologies (Objet Direct) sera sponsor officiel de l’événement.

Nous vous invitons à passer nous voir sur notre stand pendant les pauses, nous vous y réservons plusieurs surprises :
Nous vous proposons de faire le Tour du Monde grâce à nos vaisseaux Star Wars !!!

Nous gérons aussi vos attestations DIF à cette occasion !!!

Vous nous retrouverez donc les 29 et 30 avril prochains sur notre stand au Mix-IT à CPE LYON, Rue Victor Guignard à VILLEURBANNE.

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Objet Direct sponsor du Mix-IT 2014

Pour la 4ème année consécutive, Objet Direct est sponsor de la conférence Mix-IT, la conférence des acteurs de l’agilité, des technologies du web et de l’innovation lyonnais.

L’édition de cette année réunit 500 passionnés les 29 & 30 avril prochains autour du thème de l’innovation, « des idées pour tout de suite ».

Durant ces deux jours vous pourrez suivre plus de 40 sessions :

  • 3 tracks en parallèle de conférence
  • 2 tracks en parallèle d’ateliers
  • Des keynotes surprises

Quelques speakers stars sont déjà annoncés, qui nous viennent de Mozilla, Twitter ou encore Github.
Le programme final sera publié à la fin du mois de mars.

Ne loupez pas l’ouverture des inscriptions le lundi 17 mars à 15H00 car les billets au prix imbattable de 50€ partent très vite.

www.mix-it.fr/

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Mix It, fin d’après-midi

Phone Gap (Pamela Fox)

Pamela Fox@pamelafox
“ I hate the Android browser. I even prefer IE6 ”

Autant enchainer les présentations en anglais. Après Petra Cross, c’était au tour de Pamela Fox, ex Googleuse et même ex Google Advocate, avec son look si… particulier (les chaussures… J’ai adoré! ), mais surtout une énergie et un enthousiasme impressionnants. Pour l’anecdote, Petra est venue à la présentation de son ex-collègue, mais moins pour la suivre que pour prendre quelques photos, une vraie passion pour elle.

Je pensais apprendre pas mal de trucs sur Phone Gap, mais sa présentation était loin d’être axée sur ce framework. Mais je n’ai cependant absolument pas été déçu : le talk était axé sur un cas concrès : quelle a été sa démarche et ses critères de choix technologiques pour développer sa propre application mobile à utiliser pendant les repas : eat different.

Pour choisir quelles technologies elle allait utiliser pour créer son application, elle s’est notamment posé les questions suivantes :
Pour l’application : quels systèmes peuvent la faire tourner? Dois-je accéder à des couches basses du système (téléphonie, photo, GPS, etc.)? Quelle niveau de performance dois-je atteindre?
Pour l’équipe (de dev) : quels languages connait-on? Quel argent peut-on dépenser? Combien de codes source?
Elle nous a ensuite présenté les différentes familles de solutions :

Les applications écrites nativement ont tous les avantages du point de vue de l’application, mais adressent naturellement un seul système cible. Si on veut couvrir toutes les plate formes, elles cumulent donc les inconvénients pour les développeurs (languages et IDE hétérogènes, nombreux codes source, donc beaucoup de temps nécessaire)

Une autre approche est d’utiliser un framework qui va servir de source unique et permettre de compiler l’application pour plusieurs plateformes natives. Les performances restent correctes, bien que l’accès aux couches basses des téléphones soient plus limitées. Selon le framework choisi, on peut ainsi atteindre les principales plate formes du marché.

Enfin, et c’est l’approche qu’elle a finalement choisie, on peut écrire une application en HTML5 et utiliser un framework qui va servir de bridge, permettant à la fois d’accéder à certaines couches basses du téléphone, mais aussi de packager l’application web dans une application native pour chaque système : c’est ce que fait PhoneGap.

Son choix étant fait, elle nous a expliqué comment elle avait essayé plusieurs solutions et fait un petit peu son marché parmi plusieurs librairies JS et CSS. Après expérimentations, son choix s’est finalement porté sur Bootstrap et Zepto JS.

Au final, de sa propre expérience et des frameworks utilisés, Pamela a notamment apprécié le fait de ne pas avoir eu à apprendre de nouvelles technologies et donc de pouvoir réutiliser du code existant et ses propres connaissances.
Elle regrette néanmoins le temps nécessaire pour résoudre des bugs, plus long sur mobile (elle déteste notamment le navigateur d’Android), et trouve tout de même difficile avec cette approche d’avoir une IHM qui ressemble réellement à celle d’une écrite nativement.

Au final excellent talk, qui donne envie de creuser un peu tout ceci. La seconde approche me paraissait également intéressante…

Automatisation des tests : le mythe du ROI

Gilles Mantel@gmantel
“ Une minute d’indisponibilité chez un voyagiste coûte en moyenne 20 000 € ”
“ Un bug en production dans une banque de finance coûte 300 000 € ”

Et en avant pour la dernière session de la journée!  Gilles a commencé par nous résumer les différents types de tests : unitaires, d’intégration, fonctionnels, de charge, de performance, d’ergonomie, etc.
Parmi tous ces types de test, il a distingué ceux qui sont forcément automatisés, ceux qui sont forcément manuels et ceux qui sont potentiellement automatisables.

Un test automatisé a plus de chances de détecter plus tôt des bugs, mais coûte au départ plus cher à mettre en place. Pour ceux-ci, la question d’un responsable de projet va donc être : au bout de combien de temps suis je gagnant en automatisant mes tests, et donc mon ROI (Return On Investment) est-il positif?

En faisant des calculs, on peut établir une courbe montrant qu’on est “gagnant” à automatiser des tests au bout de 2-3 ans : un objectif qui peut paraitre lointain et peu motivant.

Le problème de ce calcul, pour Gilles, est qu’il n’intègre pas un coût caché pourtant indiscutable : combien coûtent les bugs? Et comment réintégrer ce coût? Pour répondre à la première question, Gilles conseille à chacun de se renseigner auprès des départements concernés (marketing, vente, etc.) pour permettre d’évaluer combien coûte un bug sur le système en production. Et en fonction du nombre de bug, ceci permet d’évaluer le coût des bugs du système.

C’est là que Gilles s’inspire du modèle des options d’achat dans le monde financier. Pour lui, la question est : combien consent-on à investir (coût de l’automatisation) pour essayer d’améliorer les choses (coût actuel des bugs), sachant que chaque bug évité découvert avec les tests correspond à un gain d’argent? Ceci donne une courbe ayant ce modèle :

L’intérêt de l’automatisation des tests dépend globalement du type de projet : un projet agile, ayant généralement 80-90% de test unitaires, 5-15% de test fonctionnels et 1-5% de tests d’interface, a moins d’intérêt à l’automatisation : on peut en effet prévoir une bonne qualité générale de code, baissant ainsi le coût qu’on est prêt à investir.

Pour des projets basés sur des cycles en V, les bugs sont généralement trouvés plus tard, et on peut avoir des projets dont les tests reposent à 80-90% sur des tests de type “End to End” à partir de l’interface, 5-15% en tests d’intégration et 0-5% de tests unitaires.
Gilles recommande sur ce type de projet de permettre d’automatiser en priorité les tests d’interface, créant ainsi un matelas de sécurité permettant de refactorer un peu le code sans prendre trop de risques, et finalement d’éventuellement constituer à terme un ensemble de tests unitaires. C’est en tout cas dans ce genre de projet que l’intérêt de l’automatisation est le plus important.

Cette vision de l’intérêt de l’automatisation m’a plû pour son orientation très pragmatique visant à permettre d’armer tout développeur à avoir un argumentaire convaincant pour pousser à l’automatisation des tests, en mettant en avant tant les gains de qualité que financiers.

Keynote finale

Pamela Fox@pamelafox
“ Teach the World to Code! ”

“Why are we here? Because we love programming!” Une bonne introduction de Pamela pour la keynote finale bien dans le ton de cette journée.
Après avoir rappelé qu’il y a tout de même environ 30 millions de développeurs dans le monde, elle a remis le chiffre en perspective avec les presque 7 milliards de personnes sur la planète.
Soutenant que la programmation est un support de la création et de l’innovation, elle espère que de plus en plus de personnes deviendront développeurs. Les façons d’apprendre à programmer sont nombreuses : pendant les études supérieures évidemment, mais Pamela nous a rappelé les nombreuses autres façons qui rendent l’accès au savoir plus facile, comme les cours en ligne, accessibles par tous, y compris de références comme le MIT, les ateliers de partage de connaissance, etc.
Tout ceci pour le petit défi qu’elle nous a lancé à tous : cette année, apprenez à une personne de votre entourage à programmer, pour que nous devenions toujours plus nombreux.

Et pour finir…

Et voilà, fin de journée! J’ai été ravi de la journée, et je remercie tous les organisateurs pour le boulot effectué et l’organisation sans failles : locaux agréables, pause repas de bonne qualité, wifi accessible et sans déconnexions intempestives, super site web (avec un excellent exemple de ce que peut apporter la “gamification” d’ailleurs), etc. Un grand merci naturellement aux speakers pour toutes ces présentations.
J’espère vous avoir donné envie d’assister à la prochaine session, en tout cas j’y serai également en 2013.
Pour information, certains slides des présentations sont disponibles sur le site du Mix It. Certaines n’y sont pas, mais sont facilement disponibles en cherchant sur Google.
A l’année prochaine!

Mix It, début d’après-midi

Lightning Talks

Après un repas fourni par l’organisation (excellents sandwich / muffin soit dit en passant) et avoir papoté avec de vieilles connaissances et des collègues, je me suis décidé pour les Lightning Talks. J’étais intrigué par le format très court (5 min), et curieux de voir si on pouvait efficacement faire passer un message dans ce délai.

Pour les 5 min, elles ont été respectées quasiment à la seconde, les organisateurs veillaient au grain, chronomètre à la main. Certaines présentations étaient tout simplement excellentes, d’autres plus moyennes et certaines m’ont laissé assez perplexe. Mes coups de cœur ont été par ordre de passage “La voie du programmeur”, “Developper Experience” et “De l’organisation X vers l’organisation Y”, même si plusieurs autres valaient également le détour.

La voie du programmeur

Jean-Baptiste Dusseaut – @BodySplash

Un vibrant plaidoyer pour les développeurs : non, devenir chef de projet n’est pas l’alpha et l’oméga de tout programmeur! Comme disait Jean-Baptiste, “il existe une voie” pour faire carrière en tant que développeur. Gros succès pour ce petit talk très bien maitrisé.

Developper experience

Pamela Fox@pamelafox

On parle souvent “d’expérience utilisateur”, mais rarement “d’expérience développeur”. Pamela voulait nous montrer que pour qu’une librairie ou un framework soit utilisé et réellement approprié par une communauté de développeurs, il est important qu’un développeur puisse facilement l’intégrer dans un projet, ait accès à une documentation de qualité, puisse discuter avec la communauté des problèmes et améliorations potentielles…

De l’organisation X vers l’organisation Y

Alexis Monville – @alexismonville

Une organisation en X part du postulat que les gens ne veulent pas travailler, et l’organisation vise donc à les contraindre au travail. Au contraire, une organisation en Y part du postulat que travailler est naturel, et vise donc à leur faciliter le travail. L’organisation interne est donc complètement différente, et Alexis nous a montré comment l’organisation en Y était au final plus créatrice de valeur que celle en X.

Chapeau en tout cas pour ceux qui ont présenté un Talk : c’est sans doute moins de travail qu’une présentation d’1h, mais le format très court rend la réussite de l’exercice tout aussi difficile.

Development workflow at Google

Petra Cross@petracross
“ Focus on the user and the rest will follow ”

Comment est ce que Google s’organise en interne pour créer tous leurs produits, avec la réussite globale que l’on sait? C’est ce qui m’a motivé à assister à cette présentation. La speakeuse est Petra Cross, “Googleuse” ayant travaillé 5 ans sur le moteur de recherche et 4 ans sur GMail. Au passage, je vais donc pouvoir réviser mon anglais. Un coup de Youtube pour m’assurer que son accent ne pose pas problème, et mon choix était fait.

Alors, comment font-ils pour créer leurs produits et les faire évoluer?

Déjà, d’un point de vue hiérarchie, la structure est peu profonde pour une entreprise avec 10000 développeurs. Les équipes sont construites généralement autour de 4 personnes avec un tech leader pour les gérer, avec un périmètre précis pour l’application sur laquelle ils travaillent. Si on remonte vers le sommet, on trouve engineering manager, product manager et engineering director.

Pour l’organisation, on s’en doutait, il y a de notamment l’agilité là dessous… Petra nous cite quelques méthodes : Scrum, XTreme Programming et Kanban, pour dire immédiatement qu’ils n’appliquent aucune d’entre elles, tout en s’en inspirant.

Tout le monde peut proposer des idées : du product manager au simple ingénieur. Toutes les idées intéressantes sont placées dans une “Icebox” : ceci constitue le vivier de fonctionnalités potentielles. Certaines restent dans cet état quelques jours, d’autres plusieurs années.

Leurs itérations sont basées sur des cycles très courts, de 1 à 2 semaines. Le chef de projet sort un ensemble de features de l’icebox puis les priorise pour constituer la prochaine version.

Ces features sont découpées en tâches puis chiffrées (en complexité, pas en jours) par les ingénieurs grâce à un planning poker. Toute tâche trop importante est redécoupée pour avoir une complexité maximale de 5.

Ensuite, les tâches sont obligatoirement implémentées par priorité décroissante. Lorsqu’une personne a terminé une tâche, elle prend obligatoirement la plus prioritaire restante, indépendamment de son niveau de compétence sur telle ou telle partie.
Tout le monde est encouragé à poser des questions s’il a à réaliser une tâche sur une partie qu’il connait mal, mais le but est que personne ne soit un rouage essentiel dont le départ met le projet en péril. A noter également : toute tâche terminée passe par du code review, effectué par une autre personne.

Lorsque tout est terminé et validé par la QA, la nouvelle version passe au stade “canary” : la version est déployée pour un petit sous ensemble des personnes utilisant l’application (mettons 1%.)
Grâce aux métriques et compteurs implémentés, on peut vérifier que le but de la version est atteint avec les statistiques sur l’utilisation de l’application. Si cette étape est franchie avec succès, elle est déployée pour l’ensemble des utilisateurs.

Au final, la présentation a pour moi tenu ses promesses, expliquant assez bien l’organisation interne qu’a Google. Le talk était agréable à suivre malgré, encore une fois, pas mal de pub et de “Google c’est trop bien”. L’agilité à la sauce Google est plutôt sympa, j’aime bien notamment l’idée de l’Icebox ou du “canary”, et moins d’autres points comme l’interchangeabilité des personnes, même si j’en comprends le but.