Lean Kanban 2015 : valeurs agiles et choix collectif de stratégies

Lean Kanban 2015 : valeurs agiles et choix collectif de stratégies

J’ai assisté pour la deuxième fois à la conférence Lean Kanban France les 3&4 novembre 2015.

L’année dernière j’avais découvert ce qu’était le Lean et la méthode Kanban en particulier. J’avais pu ensuite l’appréhender plus en détails grâce à la lecture du livre de David Anderson distribué à tous les participants.

Cette année, en y retournant, je pensais approfondir mes connaissances sur la méthodologie Kanban et la façon de l’appliquer. Mais les conférences que j’ai vues parlaient plus de l’état d’esprit et des idées agiles que de méthodes et de procédures. Par cette approche elles ont été bien plus éclairantes, faisant écho à ma propre réflexion sur l’agilité, elles m’ont aidé à aller plus loin.

Je souhaite vous présenter d’abord les idées qui m’ont semblé être le fil rouge des conférences auxquelles j’ai pu assister. Dans un deuxième billet je vous présenterai plus précisément trois conférences qui m’ont particulièrement marquée.

Valeurs agiles et stratégies d’entreprise

Cela m’a frappée dès le premier jour de conférences et s’est confirmé le deuxième : certains mots revenaient dans quasiment toutes les conférences que j’ai vues, quel que soit le sujet traité en particulier.
Ces mots sont : options/choix, stratégie, valeurs.

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Lean Kanban France : sélection originale en attendant l’inattendu

Lean Kanban France : sélection originale en attendant l’inattendu

La 3e édition de la conférence annuelle Lean Kanban France aura lieu les 5 et 6 novembre (ce mercredi et jeudi) à la Maison des Associations dans le 13e arrondissement de Paris.

Logo Lean Kanban France
La conférence Lean Kanban France aura lieu les 5 et 6 novembre à Paris

Cet événement a la réputation d’aborder de façon assez large les sujets autour du Lean et de l’agilité avec une vision très pointue, s’adressant notamment à des praticiens assez avancés dans ces domaines.

Viseo, comme chaque année, y envoie plusieurs collaborateurs. Cette fois il s’agira de Johan Bonneau, Fleur Saillofest, et moi-même.

La vision

Organisé sur deux jours, c’est un événement assez conséquent réunissant 47 speakers répartis sur 41 sessions de différents types : talks « classiques » (dont pas mal de retours d’expérience), ateliers, jeux, etc., répartis sur 4 salles. Le détail du programme est ici.

Voici le résumé que vous pouvez trouver sur le site officiel.

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Agilité : Pas de victoire possible en France ?

Après avoir expérimenté et pratiqué Scrum dans différents contextes techniques et fonctionnels et vécu de multiples tentatives de passage d’un modèle organisationnel classique à un modèle de management et de gestion de projet plus agile, je me pose encore la question de sa pertinence  et surtout de sa pérennité dans nos entreprises françaises car, il faut bien l’admettre, le résultat n’est généralement pas à la hauteur. Lors du dernier Scrum Gathering, l’une des meilleures conférences auxquelles j’ai pu assister faisait un bilan plutôt mitigé de l’impact réel sur les entreprises françaises du changement de paradigme proposé par les méthodes agiles. Les espoirs placés dans ces pratiques sont-ils fondés. L’agilité est-elle compatible avec la culture du travail à la française ?

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Application du Lean à l’IT – Les 7 gaspillages de votre activité

Le 26 novembre s’est tenu le forum annuel des thématiques du service au Cœur Défense.  Cet événement réunit chaque année les grands responsables informatiques des sociétés de services et des grands groupes du CAC40.

Le modèle TIMWOOD

La journée est organisée sous forme d’ateliers et de conférences.  J’ai participé à un atelier où il était question de proposer des exemples de gaspillages sur sept axes appelés Muda inspirés du modèle TIMWOOD (Transportation, Inventories, Motion, Waiting, Over processing, Over production et Defects). Ce modèle a été popularisé par TOYOTA et dont les composants sont explicités dans le schéma ci-dessous :

timwoodDescription du modèle TIMWOOD

 

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Soirée mensuelle du SUG @ Google

Le lundi 04 Novembre a eu lieu une nouvelle soirée du French SUG (Scrum User Group). C’était une soirée rafraîchissante. J’ai eu la chance de découvrir le nouveau centre de conférences de Google. Very nice 🙂

Mais bon ce n’est pas le sujet…

La soirée a commencé avec une présentation du FrenchSUG animée par Xavier Warzee. Il y a eu également un REX sur le Scrum Gathering Paris 2013 animé par Valérie Delay : cette édition était orientée Culture !

Ensuite on a eu droit à un speed dating de la part des orateurs : ils avaient 2 min pour présenter leurs sujets et nous séduire pour y assister.

La raison est simple : il y avait 3 fois 3 sessions en parallèle, d’une durée de 45 min.

Choix difficile !

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Conférence Dare 2013 Anvers – Be Agile, Scale Up, Stay Happy

Cette année, j’ai eu la chance d’assister à la conférence Dare 2013 à Anvers – Belgique. La conférence a eu lieu vendredi 14 et samedi 15 juin 2013.
Mes billets de train en poche je profite du Thalys Paris – Anvers en 2h pour y aller le vendredi matin. Paris Gare du Nord, départ à 6h25 ; Anvers, arrivée à 8h27.
Premier constat, LA gare d’Anvers ! Magnifique. Après 15 mn en bus, me voici sur les quais du Rhin.

Les petits détails font les grandes conférences

Tout d’abord l’endroit : le « Stuurboord ». Littéralement « Tribord » (oui, il est bien sur la rive droite du Rhin). Un ancien hangar sur les quais du Rhin converti en salle polyvalente. Grand, lumineux, atypique.
La restauration : un barista proposant à longueur de journée d’excellents expressos et autres cappuccinos. Une équipe restauration qui veille à ce que les participants ne manquent jamais d’eau et de soft drinks. Rien de bien extravagant, mais tout le nécessaire est là.
Le wifi : toujours disponible avec des débits tout à fait corrects. Une nécessité pour les participants sans connexion 3G. Les smartphones, ordinateurs et autres tablettes tournent à plein régime.
Les goodies : pas de pins ni de sacs à dos avec « www.sponsor.com ». Les organisateurs ont eu l’excellente idée d’inviter au préalable, via la newsletter, l’ensemble des participants à ramener tout type de goodies de valeur. Résultat : des livres, des coupons de réduction sur des livres et des licences logiciels. Une seule règle : chaque participant choisit un et un seul item. Pour ma part : j’ai pris un coupon pour télécharger gratuitement le nouveau livre de Steve Tendon (speaker lors de la conférence) et Wolfram Müller – Tame the flow. Le livre est désormais sur ma liseuse, surement ma prochaine lecture (le sujet d’un prochain billet sur le blog ?).
Une app pour la conférence : via Bizzabo. Assez pratique pour suivre en temps réel les nouveautés, les changements de salle et de programme.
Des partenaires / sponsors présents mais pas encombrants : 2 bannières dans chaque salle et des stands dans la grande salle « restauration » où ils étaient disponibles pour des démos de leurs produits.

Un produit qui m’a exceptionnellement plu : les Stattys. Durant toute la conférence nous avons utilisé ces « notes autocollantes » qui, à la place de la classique bande de colle, sont électrostatiques sur toute leur surface. En plus de pouvoir les coller / décoller à volonté, on peut (sur surfaces lisses) les faire glisser ; le flux prend tout son sens ! De retour au bureau lundi (le 17 juin) j’en ai « collé » une sur le tableau blanc, promis, je vous tiens au courant dès qu’elle tombe.

Où sont les français ?

Un constat rapide : même à 2 heures de Paris, les français ne sont pas nombreux. Non pas que je me sentais seul mais il y avait des participants des quatre coins de l’Europe et des Etats-Unis et nous n’étions que 2 français. Ces manifestations devraient être un peu plus suivies par les français. C’est un excellent moyen d’avoir un aperçu sur les nouvelles tendances de méthodologies et d’organisations IT.

Oser des sujets décalés

« Dare », en anglais signifie oser / défier. La conférence n’a pas failli à sa réputation. L’ensemble des interventions portaient sur cette notion d’oser tout remettre en question. Deux talks se sont tout particulièrement démarquées.
« Hapiness at work: you deserve it! » de Laurence Vanhée. Laurence Vanhée est Chief Happiness Officer (ça remplace avantageusement « DRH » !) de la sécurité sociale belge. Lors de ce talk, Laurence nous a démontré que rendre les collaborateurs heureux était un investissement rentable et durable pour toute entreprise, avec en illustration, la démarche « hapiness » menée à la sécurité sociale belge et les résultats obtenus. Preuve que le secteur public peut (et doit) aussi innover.
« The art of cultural hacking » de Stefan Haas. Le speaker part du constat que l’une des raisons les plus citées pour expliquer l’échec des démarches agiles et lean en entreprise est la culture d’entreprise. Lors de ce talk, Stefan Haas nous présente l’initiation d’un changement culturel d’un point de vue artistique. Objectif affiché : inspirer des nouvelles démarches de changement de culture en entreprise.

Un compte rendu ? Optez plutôt pour les sketchnotes !

Angel Medinilla postait sur Twitter et sur son site les sketchnotes de chaque talk. « Visual thinking » et « visual facilitation » prennent tout leur sens. Pour exemple, voici les sketchnotes des talks « Hapiness at work: you deserve it! » et « The art of cultural hacking ». N’hésitez pas à parcourir le site d’Angel, les sketchnotes de la majorité des talks #dare13 y sont.

Be agile – Scale up – Stay happy

Finalement, le slogan de la conférence traduit bien les tendances Lean et Agile qui ont marqué l’ensemble des talks.

Le bonheur au travail comme nouveau moteur de création de valeur durable. Cette notion revenait dans la majorité des talks. Un passage tout à fait intéressant lors du talk de Jurgen Appelo « Blueprint for a tribal business » : la notion tant vénérée de « work – life balance » ; cette mise en contradiction même des 2 notions voudrait-elle dire que nous ne vivons pas lorsqu’on travaille – qu’on ne travaille pas lorsqu’on vit ?

Mise à l’échelle de l’agilité. Avoir deux ou trois équipes qui suivent les préceptes de l’agilité c’est une chose, faire fonctionner des dizaines d’équipes avec des centaines de membres suivant les méthodes lean / agile c’est autre chose. Plusieurs talks traitaient de cette problématique notamment l’excellent talk « Be Agile. Scale Up. Stay Lean » de l’excellent speaker Dean Leffingwell. Dean nous présentait le Scaled Agile Framework avec des exemples de mises en place dans des entreprises réelles. Le talk de Jimmy Janlen « Scaling Agile at Spotify » était aussi très intéressant : il présentait un « instantané » de l’agilité chez Spotify. Aujourd’hui Spotify c’est 300 développeurs avec des équipes entre 5 et 7 personnes. Comme mentionné par Jimmy dans son introduction, l’organisation présentée était celle du moment, différente de celle en place 3 mois plus tôt, et sans doute aussi de celle en place 3 mois plus tard.

Lean / Agile, les managers d’abord. L’une des tendances les plus largement partagées par l’ensemble des speakers était que le lean et l’agilité sont des mouvements de pensée qui doivent d’abord être adoptés par les managers. Sans cette adoption, les démarches lean / agile dans toute entreprise s’arrêteront au stade de la mise en place de méthodes de développement agile sans réussir à propager le lean / agile à l’ensemble du process de création de valeur et instaurer une démarche de « lean thinking ». « See the whole – how Kanban can help you see the system and fix it! » de Vasco Duarte et « Achieve flow! Balancing capability with demand » de Sami Lilja sont deux talks qui insistaient sur le fait, qu’après avoir mis en place des méthodes de développement Agile, aujourd’hui le vrai relais de performance était la mise en place de démarches lean au niveau des demandeurs et des managers.

Le contenu des talks était riche, intéressant et en avance de quelques années sur ce qui peut être observé aujourd’hui dans la plupart des entreprises. Je ferai dans les prochains jours un billet dédié à chacune de ces trois tendances. Si vous avez des commentaires ou des questions n’hésitez pas à les poster sur le blog ou à me contacter sur LinkedIn ou Twitter (@SalimElbay).

Lean Kanban France – ou comment étendre l’agilité sur toute la chaine de valeur ?

Arrivée à 9h dans les locaux Valtech, après un café et quelques mini viennoiseries, c’est parti pour deux jours de conférence sur le Lean et le Kanban!

La première keynote « Understanding Agility  and how to improve it with Kanban » est présentée­­ par David Anderson, créateur de la méthode douce de la conduite du changement Kanban. David insistera essentiellement sur l’importance de ne pas imposer une méthode Agile issue d’un livre théorique, mais de penser Agilité : les personnes sont naturellement résistantes au changement, il faut y aller étapes par étapes, les amener à évoluer par eux-mêmes en leur faisant comprendre comment une nouvelle pratique permet d’améliorer le processus actuel. La confiance est la clé : pour cela transparence et évolution des responsabilités sont nécessaires.

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Agile Tour Paris : Objet Direct sponsor, exposant et speaker

Déjà impliquée dans l’édition 2011, OBJET DIRECT sponsorisera l’étape parisienne de l’Agile Tour 2012 et assurera une présence dans l’espace d’exposition.

Parmi les temps forts de cette journée, Objet Direct et Tuan VO VINH Responsable d’un pôle informatique à la SGCIB, animeront la conférence « REX : 10 bonnes raisons de ne pas choisir AGILE ? » : Retour d’un chef de projet sans parti pris et sans langue de bois, sur une conduite de changement vers AGILE dans le cadre d’un projet conséquent. Les 10 principaux pièges à éviter qui permettent de dire que l’Agilité n’est pas la solution à tout. Toutes les facettes impactantes d’un projet sont revues : gestion administrative, impact humain, relation client, reporting au management, etc… Une chose est sûre : tout n’est pas rose dans l’Agilité…

Venez assister à la conférence et nous rencontrer sur notre stand !

Cette année encore, la conférence est gratuite pour tous – Programme et inscription

Conférence Lean Kanban France

 

Elle arrive ! La première conférence internationale sur les méthodes agiles Lean et Kanban se déroulant en France aura lieu à Paris, rue de Grenelle dans les locaux de la société Valtech les 18 et 19 Octobre 2012.

Les séances se dérouleront en français ou en anglais et consisteront pour la plupart à de nombreux retours d’expériences sur ces deux méthodes, mais également à des notions de gestion du risque.

Attention, seulement 150 places sont disponibles à la vente.

 

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Mix It, matinée

J’ai eu l’occasion de participer au Mix-It : dans les faits une toute jeune conférence, vu que ce n’était que la seconde édition, et en pratique déjà un incontournable régional pour qui s’intéresse notamment à Java et à l’agilité.
C’est aussi le plaisir de voir quelques stars, et aussi de croiser des collègues et des amis, le tout avec une super organisation.
Mais venons en au vif du sujet…

Première Keynote

Martin Gömer (Google France)

Nous avons eu droit à une présentation en bonne et due forme de la version Bêta du navigateur Chrome sous Android.
Je l’avais déjà installée et testée, et connaissais personnellement la plupart de ses nouvelles fonctionnalités. On peut notamment citer :
– un score honorable sur le respect des standards, “meilleure que celle de Safari”. En même temps sur ce point il était temps, vu la qualité du navigateur officiel d’Android, d’ailleurs critiquée à demi mots par le speaker…
– le remote debugging, permettant en reliant son smartphone et le PC de débugger du code exécuté sur le téléphone. Pour les développeurs, un outil incontestablement intéressant.

Au final, une présentation pas inintéressante en soi mais j’avais lu les même informations à la sortie de Chrome sur Internet. Et surtout, une présentation bien trop commerciale à mon goût. Ceci sans compter le coup de pub “Google recrute sur Paris”.

Seconde Keynote

Claire Bondel
“ Bonjour, je suis l’extraterrestre de la journée ”

Cette deuxième keynote tranchait complètement avec la précédente. Ici, pas de technique, elle s’est d’ailleurs présentée comme “l’extraterrestre de la journée, ne connaissant rien à l’informatique”.
Du coup qu’a-t-elle présenté ? Ingénieur qualité, elle a commencé par nous parler de la difficulté que peuvent avoir les gens à accepter les contrôles de la qualité de leur travail. Pour nous les geeks, en gros du code review. Selon elle, ceci vient du système éducatif français, qui contrairement à d’autres, a tendance à stigmatiser énormément l’échec.
En prenant appui sur son expérience personnelle et surtout celle de ses enfants, elle a présenté les conséquences sur les individus de cette éducation, l’opposant avec d’autres modes de pensée notamment anglo-saxonnes. Loin du mode de pensée français, elle milite donc pour une dédramatisation des enjeux des erreurs, une acceptation de l’échec, et surtout un apprentissage permanent par l’échec.

Claire a su captiver son auditoire et a je pense touché beaucoup de gens avec son discours, malgré un sujet plutôt classique. C’est loin d’être la première fois que j’entends un discours promouvant l’échec, mais il est vrai que c’est bien plus rare en France.
Ma seule petite critique sur le fond est sans doute qu’il est difficile de s’abstraire du mode de pensée du pays dans lequel on vit, tout simplement car il est majoritaire. Qu’importe si, parent, on accepte l’erreur de son enfant si ses camarades et professeurs ne le font pas ? Qu’importe si, employé, on dédramatise certains échecs si nos supérieurs ou futurs employeurs potentiels nous le reprochent? C’est je pense la limite à son discours, mais qui n’en reste pas moins, je trouve, assez juste sur le fond. On peut en effet apprendre de tout, et surtout de ses erreurs.

Utilisateur, mon amour, ma migraine

Sophie Freiermuth – @wickedgeekie
“ Tout est hypothèse, à valider ou à infirmer ”
“ Personne de l’équipe n’est l’utilisateur ”
“ Tout doit toujours être amélioré, même ce qui marche déjà ”
“ Ce n’est pas un échec, c’est un apprentissage ”

Dans ce genre de journée, comme tout le monde je pense, le problème n’a pas été de trouver une présentation qui plaise, mais bel et bien de faire un choix…
Ayant un profil clairement technique, j’ai néanmoins décidé de sortir un peu de mes sujets habituels et d’essayer d’éviter de faire une journée full technique. Militant régulièrement dans ma vie professionnelle pour une meilleure prise en compte de l’expérience utilisateur, je me suis finalement décidé pour cette session.
Et bien m’en a pris ! Sophie est clairement passionnée par son sujet, sur lequel elle travaille depuis des années en Angleterre. Sa présentation ne suivait pas un plan forcément très précis, mais son dynamisme et son énergie la rendait très agréable à suivre.

En pratique, Sophie voulait nous convaincre que pour un produit, il était vital de confronter ses fonctionnalités et son design avec un ensemble d’utilisateurs. Le but est d’avoir ces feedbacks le plus rapidement possible, pour éviter de développer des fonctionnalités ou un design qui ne correspondent pas au besoin, engendrant des frustrations pour les utilisateurs et une perte de temps et d’argent pour l’entreprise.
Pour un lancement de produit, il est naturellement impossible d’avoir un feedback immédiat : il est donc nécessaire de hiérarchiser les hypothèses, en distinguant “l’essentiel” de “l’agréable”. Il est également important d’implémenter des compteurs et des métriques permettant de comprendre comment est utilisé le produit. Les implémenter, et surtout, surtout, les évaluer.

Dès que les fonctionnalités jugées “essentielles” sont implémentées, il faut immédiatement se confronter à l’utilisateur pour recevoir des feedbacks, grâce auxquels on va faire évoluer le produit. Ces feedbacks sont ensuite à effectuer tout le long de la vie du produit.

Dans une équipe, une erreur courante est de parler de “l’utilisateur”, comme s’il était unique et si chacun utilisait le produit de la même façon. Pour pallier à ce genre de problème, elle conseille la mise en place de “persona” : des archétypes d’utilisateurs ayant un profil bien particulier. L’équipe peut ainsi se référer facilement à la persona “Anne”, qui aime pouvoir tout personnaliser, ou bien à “Charles” qui recherche plutôt la facilité d’utilisation. Lors des tests avec des personnes réelles, il est important de recruter des profils qui correspondent aux personas, permettant de valider ou infirmer ce que ces types d’utilisateurs recherchent, et de faire évoluer les personas en fonction de ces retours.

Lean Startup, l’entreprenariat agile

Emmanuel Levi-Valensi – @PIA_Emmanuel
“ Show, don’t tell ”
“ Faut-il pivoter ou persévérer? ”

Partant du postulat que la cause majoritaire d’échec des startups est qu’elles n’arrivent pas à trouver leur marché,  Emmanuel nous définit le Lean Startup par une méthode rigoureuse visant à accroitre les chances de succès. Quelques exemples célèbres d’entreprises utilisant cette méthode sont notamment Spootify ou Dropbox. Quelques principes généraux sont de viser à la satisfaction client et d’aller se confronter le plus rapidement possible au marché et aux clients potentiels.

Après avoir imaginé un produit, il faut poser ses hypothèses (telles fonctionnalités, tel mode de financement) et définir une stratégie de validation. Ensuite, il faut se confronter rapidement à la réalité du terrain pour voir si ce produit a un marché potentiel. En fonction des retours, il ne faut pas hésiter à “pivoter”, c’est à dire abandonner certaines fonctionnalités ou en développer d’autres qui semblent attendues. Il est essentiel de travailler sur des cycles courts : plus on attend, plus le pivot risque d’être important et dangereux.

Au début, il faut appliquer le principe du “Show, don’t tell”, en créant des mockups, des vidéos, n’importe quel support qui puissent permettre de se projeter. Lorsque le projet avance, il faut créer le plus rapidement possible le “MVP”, pour “Minimum Viable Product” : c’est celui qui va permettre d’entrer dans le cycle Build – Measure – Learn et d’itérer.

Au final, qu’en retenir? Le principe du Lean Startup semble intéressant, et j’ai retrouvé plusieurs des conseils donnés dans d’autres présentations (satisfaction utilisateur, tests utilisateurs, etc.) Un petit regret : une partie de la présentation s’est un peu trop recoupée dans les thèmes avec “Utilisateur, mon amour ma migraine”.