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Retour sur DevoxxFR 2012

La première édition de DevoxxFR, c’était au mois d’avril 2012. L’édition 2013 est déjà annoncée, sensiblement aux mêmes dates.

J’ai pu assister à cette première édition et je vais vous parler des présentations qui ont le plus retenu mon attention.

Simplifiez vos développements Android avec AndroidAnnotations !

Ayant farfouillé dans la technologie Android en arrivant chez Objet Direct, cette présentation me titillait. Comment utiliser des annotations dans un développement Android ? Quel gain de productivité peut on en retirer ? Est ce vraiment simple à mettre en œuvre ? Autant de questions auxquelles j’espère avoir des réponses. Le constat est simple. Dans un développement Android classique, la classe Activity est devenue un « God Object ». C’est à dire qu’on lui délègue trop de responsabilité :

  • création du layout et des composants graphiques
  • gestion de tâches en arrière-plan
  • gestion des évènements sur les composants graphiques
  • etc…

De plus, la façon même dont la programmation sous Android est pensée oblige à utiliser du code verbeux et répétitif, comme le getViewById() qui oblige ensuite à caster explicitement le résultat de l’appel. Bref, ce que nous disent les deux speakers, c’est que développer sous Android, c’est lourd, long et ennuyeux. Du coup, ils ont regardé du côté de l’AnnotationProcessor Java pour générer tout ce code à l’aide d’annotations. Et force est de constater que le résultat dépasse mes espérances les plus folles. Après la présentation du projet et les explications de base, Pierre-Yves Ricau et Alexandre Thomas se lance dans un refactoring en live d’une application genre liste-détail … Et ça décoiffe. Pour celui qui a déja codé sous Android, on se demande comment on a pu vivre sans pendant tout ce temps. Les classes subissent une cure d’amaigrissement étonnante !!! Le secret ? Le code est généré dans une classe fille qui contient elle tout le code que l’on s’est évité. Messieurs, une très belle présentation, vivante, didactique, abordable. Au retour de DevoxxFR, Android Annotations a été installé très rapidement dans mon environnement de développement.

Le site : http://androidannotations.org/

Github : https://github.com/excilys/androidannotations

Play 2.0, un framework pour une nouvelle génération d’application Web

Play, c’est le gros buzz en ce moment. Je voulais me rendre compte par moi même. Donc, c’est parti. Je ne vais pas essayer de résumer la session, ce que je ferais mal de toutes façons. Ce que j’ai plutôt retenu, c’est que la base du raisonnement, c’était de monter un framework robuste, performant et scalable en se basant sur la structure du web et en se basant sur une architecture stateless. Du coup, sans état, les standards des browsers sont respectés (bouton Back, reload, etc…). Ce qui est extrêmement intéressant, c’est la prise en compte immédiate des modifications par simple actualisation de la page construite. L’autre point intéressant, c’est qu’avec Play !, on évite les paramètres à rallonge dans les URL. Mais surtout, ce que j’ai vu et retenu, c’est que d’après les speakers, si leur framework est aussi robuste et scalable, c’est qu’il est bien conçu, sous-entendu que pour les autres acteurs du marché, ce n’est pas le cas. J’ai aussi eu une impression d’une certaine suffisance de la part des speakers, dans le genre « on est les meilleurs et on a le meilleur produit du moment. » C’est peut-être vrai mais ça m’a un peu gêné.

Avec le recul, même si le ton de la conférence ne m’a pas enthousiasmé, il faut bien reconnaitre que ce framework modifie fortement notre manière de concevoir des applications web. Il contribue, avec d’autres frameworks, à la revalorisation d’un métier : développeur web. A noter que l’on peut développer avec ce framework aussi bien en Java qu’en Scala.

Le site : http://www.playframework.org/

Bâtir des applications web mobiles dans le Cloud avec Grails

DevoxxFR, c’est aussi l’occasion de faire des rencontres. La veille de la présentation, j’ai mangé et bu une bière avec Sébastien Blanc. J’ai passé un bon moment, j’ai apprécié le personnage, du coup j’ai décidé d’aller à sa conférence, même si je ne connais rien à Grails …

Donc, me voilà face aux deux orateurs.  Sébastien resitue la présentation, notamment la nécessité actuelle de développer des applications web mobiles. Il présente notamment les écueils auxquels doivent faire face les développeurs : fragmentation des versions d’android par exemple, diversité des terminaux, différences entre les OS. Ensuite, Stéphane Maldini présente la dernière version de Grails. Moi qui ne connaissais pas les autres, c’est un peu de la magie. Et ce n’est pas fini : Sébastien et Stéphane se proposent de développer une application web mobile en faisant 5 itérations de 5 minutes. Et ça marche !! Sébastien est au téléphone avec le Product Owner fictif et Stéphane au clavier. Et là, devant mes yeux écarquillés, ils relèvent le défi, poussant jusqu’à installer leur application sur CloudFoundry. J’ai adoré cette conférence, il y avait une proportion idéale entre théorie et démonstration de l’outil, avec une bonne interactivité et un Sébastien Blanc se détendant au fur et à mesure de la session. La preuve : j’ai installé Grails en rentrant à la maison et j’ai commencé à m’amuser avec …

6 mois plus tard, Grails est toujours installé sur mon poste et je me dis qu’il faut que je dépasse le stade de m’amuser avec pour vraiment rentrer dans le vif du sujet. Ce n’est ni l’envie, ni la difficulté mais bien le manque de temps qui a fait que je n’ai pas pu le faire plus tôt. A l’instar de Play !, Grails offre aussi une nouvelle vision de l’application web, de sa manière de la concevoir et de la développer. Le langage se base sur Groovy et tout ça s’exécute au sein d’une JVM.

Le site : http://grails.org/

OOM m’a tuer : paramétrage de la Heap et du Garbage Collector sous forte charge

Devoxx, c’est 3 jours et plus de 140 présentations. A la fin de la dernière journée, je me tâte pour une dernière conférence avant de reprendre le train pour Lyon ou bien rester tranquillement sur les stands des sponsors. Et puis le flash : « Bon sang, mais cette conf, c’est celle que je voulais pas rater !! ».  Et dès le départ, ça démarre sur les chapeaux de roues. Renaud Bruyeron et Franck Pavageau nous explique comment ils en sont arrivés à faire une conférence sur le sujet à DevoxxFR. Devant des problèmes de mémoire, ils se sont penchés sur le paramètrage de la JVM et notamment sur celui du garbage collector. Ils nous expliquent comment la JVM structure la mémoire qui lui est allouée, comment les informations y sont stockées et surtout comment fonctionne le ramasse-miettes. Graphes à l’appui, ils nous démontrent les gains qu’ils ont obtenus en modifiant simplement les tailles des différentes zones de la mémoire et la politique appliquée au garbage collector. Et tout ça en adoptant un discours toujours abordable même si extrêmement technique. Ça a été une conférence hyper dense, avec énormément d’informations dispensées de manière très didactique. Ils ont toujours rattaché leur discours avec l’exemple de l’application de départ qui leur posait problème. On a vraiment senti deux personnes qui ont mis les mains dans la JVM pour essayer de comprendre comment ça marche et d’en tirer le meilleur. Après ça, on ne voit plus le paramétrage de la JVM de la même manière. J’en ai énormément appris et j’essaierais d’en tirer avantage dans la suite de mon boulot.

Conclusion de ces 3 jours de conférence

Ce qu’il me reste de ces 3 jours de la première édition de DevoxxFR, c’est tout d’abord le sentiment qu’il faut être « Fier d’être développeur », chose qui n’est pas encore entrée dans les mœurs de notre bonne vieille France. Cela a été un leitmotiv distillé tout au long des présentations et des keynotes. Pour un vieux comme moi, ça rebooste. Et puis aussi, je vois aussi l’avènement de nouveaux frameworks (Grails, Play, …) et de nouveaux langages (Groovy, Scala, …) dans l’écosystème Java qui revalorisent le métier de développeur Web. Il y a aussi la revanche de Javascript qui depuis la fin de la conférence s’impose comme le langage de développement sur lequel il faut compter.

Enfin, je pense que chaque personne se réclamant développeur devrait assister à une conférence comme celle-là. Cela permet de se confronter à ses pairs, de faire de nouvelles rencontres, découvrir de quoi sera fait demain nos métiers et surtout de se remettre en question dans notre pratique quotidienne du développement informatique.

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