Petit résumé de ces mémorables 3 ans du Paris JUG !

En ce lundi 28 février, j’étais avec quelques autres membres d’Objet Direct Paris au 3 ans du Paris Java User Group sur le thème « Siffler en travaillant ».

Personnellement cela fait maintenant plus d’un an que je vais assez régulièrement au Paris JUG qui par sa communauté et ses présentations m’ont déjà apporté beaucoup. J’étais donc parti sur le menu complet : les présentations entre 18h et 22h30 ainsi que l’after pour les personnes qui avaient réussi à s’inscrire.
J’arrive donc à la cité universitaire un peu après 17h30. Déjà on voit qu’ils ont fait les choses en grand vu la qualité de l’amphithéâtre avec deux ailes réservées pour les partenaires (Objet Direct y était bien sur représenté).

La soirée se lance vers 18h avec une intro complètement décalée par les organisateurs déguisé en blanche neige et les sept nains. Antonio Goncalves nous explique qu’il en est venu à ce thème de soirée en regardant Blanche Neige et se demande si nous aussi, développeur, nous venions au travail en sifflant et avec le sourire aux lèvres.

1ère présentation : Le télétravail par Nicole Turbé-Suetens
Pour ceux qui ne connaissent pas les conférences TED, Nicole Turbé-Suetens a déjà fait cette très intéressante présentation au TEDxParis 2011 (la vidéo ici : http://www.tedxparis.com/nicole-turbe-suetens-teletravailler-autrement).
Elle part du constat que la région parisienne (entre autre) arrive à saturation niveau transports. Or le travail d’un ingénieur (parmi tant d’autres) se passe principalement derrière un écran ce qui pourrait se faire de beaucoup d’endroits en dehors du lieu de travail. Le stress lié aux déplacements jusqu’au lieu de travail ont pour conséquence de nombreux jours d’absence, une forte consommation de psychotropes et des troubles psychosociologiques au travail.
Pour elle la vraie solution est, un autre mode d’organisation du travail, le télétravail. Elle présente alors les possibilités et surtout l’état des lieux. Mais il y a encore beaucoup de travail tant au niveau droit que du management direct (ou de proximité). Le manque de confiance, le besoin de contrôle et la pression qui s’exerce aussi sur ces manageurs représente souvent le plus gros frein.
Elle parle aussi des possibilités de Co-working comme à la Cantine qui offre les possibilités de rencontrer d’autres personnes, de partager !

2ème présentation : L’indépendance par Mathilde Lemée
http://www.parisjug.org/xwiki/bin/download/Meeting/20110228/freelance.pdf
Mathilde est une personne qu’on a l’habitude de croiser au paris jug avec son homme. Pour la petite histoire, je la connais depuis longtemps vu qu’elle a la même formation que moi (la FIIFO qu’elle n’a pas nommée !!! ). Elle vient ici nous parler de l’indépendance en tant que freelance. L’indépendance est pour Mathilde nécessite juste de faire un choix et offre de nombreuses possibilités : gagner plus bien sur mais aussi négocier plus facilement afin d’améliorer ses conditions de travail (télétravail par exemple 😉 ).
Elle insiste sur le fait que rien nous empêche de devenir freelance et qu’il n’est pas obligé d’attendre une grande expérience ou les bonnes conditions. C’est aussi la possibilité de vivre l’inter contrat différemment par exemple pour lancer des projets personnel ou encore partir autour du monde !

3ème présentation : Réinventer l’indépendance, donner du sens au collectif par Oliver Jouan
Membre de Port Parallèle, il est venu présenter cette coopérative de créateurs d’entreprise et tous avantages que cette structure peut représenter pour amorcer son entreprise. Pour lui c’est un excellent moyen de concilier l’indépendance et le collectif.
Bon j’avoue pas très concentré pour cette présentation, je pense que le mieux est d’aller voir le site : http://portparallele.com/

4ème présentation : Office code par Catherine Gall
Catherine Gall nous ramène sur les conditions de travail en entreprise notamment dans l’organisation de nos bureaux. L’ensemble de la présentation s’articule autour d’un décryptage des codes culturels liés à l’organisation suivant quatre éléments et deux extrêmes:
– La distance hiérarchique avec l’orientation autocratique ou consultative
– Le degré d’invidualisme ou de collectivisme
– La motivation basée sur la compétition ou la collaboration
– L’incertitude ou l’ambiguïté
Elle met ces quatres variables dans le contexte de différents pays (France, Anglosaxons, pays nordiques, Allemagne)
Elle parle aussi de la culture organisationnelle d’une entreprise (par exemple la différence entre les bureaux d’Intel et de Google) et son adaptation lors de la création d’une filiale à l’étranger.

5ème présentation : Getting Thing Done par Emmanuel Bernard
Bon vu que je connaissais déjà bien cette méthode je me suis permis de faire des commentaires sur twitter. C’est une méthode d’organisation pour gérer ces tâches journalières (au travail mais aussi en dehors). Le but principal est de ne pas se perdre dans une myriade de tâches qui vont venir parasiter notre concentration en mettant en place un « workflow ». C’est justement ce que je regrette dans cette méthode : la lourdeur du processus ne conviendra pas à la majorité des développeurs. Je pense que cette métode s’adresse plus à des managers. Il faut aussi trouver les bons outils numériques pour pouvoir la mettre en place.
Au final je conseille d’aller voir la méthode Zen To Done qui reprend GTD qui l’allège tout en gardant les idées fortes. http://zenhabits.net/zen-to-done-ztd-the-ultimate-simple-productivity-system/

6ème présentation : Réflexion sur le métier de développeur par Didier Girard
http://www.parisjug.org/xwiki/bin/download/Meeting/20110228/developpeurs.pdf
Ah enfin le show de Didier Girard arrive enfin. Comme à son habitude, sa présentation est entrainante et vivante ! Il nous pose la question de notre carrière et de notre avenir en tant que développeur. Pour lui, un développeur est en béta permanente. Pour progresser, il doit allier technicité, carrière et entrepreneuriat. Il doit aussi gérer son employabilité par rapport à une techno : ne pas se lancer trop tôt ni attendre la fin de la vague.
Il insiste qu’il n’y a aucune connaissance valable sans réelle pratique. Pour lui, un manager qui ne code pas, c’est l’opposé d’un chef d’un grand restaurant, c’est un manager chez MacDo 🙂
Il met aussi en parallèle 4 niveaux pour un développeur Junior, Confirmé, Sénior, Cadre avec respectivement 4 niveaux de compétence Candide, Autonome, Référent, Solide (sa réputation le précède).
Enfin il reprend un de ces slides favoris où il montre qu’actuellement un développeur peut communiquer directement avec le client en éliminant les intermédiaires (sysadmin, commercial, marketing et même manager)

7ème présentation : Devops par Patrick Debois
Cette 7ème présentation en anglais va un peu à l’opposé de celle de Didier Gérard en remettant en place le contexte du développeur dans l’entreprise et notamment leur relation avec les opérationnels.
Quelque soit le super framework, le super langage, le cloud, etc, il arrive souvent que ca ne marche pas. Les premiers en ligne sont alors les opérationnels (« the IT guys »). Il tient à remettre en question la mentalité de « rock star » de certains développeurs. Le développement n’a aucune valeur tant qu’il n’est pas en production. Il faut travailler en collaboration avec l’ensemble des équipes, faciliter le déploiement, fournir des métriques mais surtout utiliser les connaissances de tout le monde.
Mention spéciale sur la mise en forme de la présentation remplie d’humour et très bien choisie (la réalisation d’un projet informatique était comparé à un barbecue).

8ème présentation : Mettre une application sur Android Market avant la fin de la soirée par Stéphane Jacquemain
Deux jeunes viennent présenter leur belle histoire sur les téléphones Android. Un soir ils ont décidé de tester le développement Android et en profiter pour sortir leur première application Android. Résultat 3000 téléchargements ! Ils ont alors continué en développant d’autres petites applications (Tazer, corne de brume pour le mondial, briquet ..) . J’admire d’ailleurs cette pratique d’apprendre les fonctionnalités par la pratique et surtout en développant une vrai application à chaque fois !
Le nombre de téléchargement grandissant (des millions au total sur l’ensemble des applications) ils ont décidé d’y mettre de la pub et la encore le succès n’a pas manqué !
Bon juste un petit bémol, j’ai eu la chance de discuter avec eux et certaines de leurs applications leur ont pris beaucoup de temps de développement (oui un briquet en OpenGL ca ne se fait pas en une soirée 😀 )

9ème présentation : Du bancaire au Nabaztag par Julien Cheype
Julien Cheype, ancien développeur dans le domaine financier, a changé complètement de sujet pour remettre à jour l’architecture du Nabaztag, le lapin communiquant. Il explique son approche destinée à simplifier l’architecture logiciel au cas par cas et par itération tout en répondant aux besoins très spécifiques du projet !
Au final je trouve qu’il empile beaucoup de framework mais je pense que c’est inévitable
actuellement !

Ensuite pour ceux qui avaient pu réserver une place, la soirée c’est terminé par un tour de Paris dans un bus dansant, du champagne, une photo devant la tour Eiffel et le classique diner au Vavin.
Les irréductibles ont même passés la nuit au Falstaff (un membre émérite d’Objet Direct aurait même oublié de rentrer chez lui 😉 )

Voila pour ce retour accéléré des trois ans du Paris JUG !
Si vous voulez plus d’info cherchez le tag #parisjug2011 sur twitter !

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