Nos retours sur le Scrum Day 2011

Nous vous proposons via ce billet les impressions de certains des  Consultants Novédia présents à la journée Scrum Day du 31 mars.

Ce billet est co-écrit par les 4 auteurs suivants :

  • Mehdi Ben Haj Abbes
  • Sébastien Bonvoisin
  • Eren Faucon
  • Eric Siber

Le cadre

Le Scrum Day s’est tenu au même endroit que l’anniversaire du Scrum User Group l’an passé. Malheureusement à salles identiques et participants plus nombreux cela pose quelques soucis de logistique (salles complètes bien avant le début des sessions) ce qui n’enlève en rien la qualité des sessions.

L’amphithéâtre principal ne permettait pas de contenir l’ensemble des participants, ce qui n’était finalement pas un problème tant pour la session d’ouverture (tout le monde n’était pas arrivé) que pour celle de clôture (speaker non présent sur site, présentation en visioconférence).

La journée vue par Mehdi

Agilité, Scrum, Kanban et Cie ne sont plus des buzzwords, un fait confirmé par Jean-Michel Legrand avec son retour sur les résultats de l’enquête nationale « Vous, votre organisation & Agile ».

Récemment j’ai commencé une nouvelle mission chez Direct Energie où l’agilité est une culture moyennant Scrum. Ainsi j’ai vu dans le Scrum Day une opportunité de m’imprégner de cette culture (étant un junior convaincu du bien fondé l’agilité), être mieux en phase avec le contexte de ma mission, et sortir un peu de la pensée purement technique.

En me projetant dans cette journée, la première chose qui me saute à l’esprit (donc celle qui m’a marquée le plus) se trouve dans l’une des valeurs énoncées par le manifeste agile : « les individus et leurs interactions ».

En effet, dans la présentation « Embedding a Scrum Culture », Harvey Wheaton directeur de studio de SUPERMASSIVE GAMES et membre du bureau de la Scrum Alliance, j’ai retenu des expressions telles que :

  • parler les uns aux autres est crucial ;
  • la communication doit être claire ;
  • les critiques doivent être ouvertes et honnêtes ;
  • respecter et soutenir les uns les autres comme une équipe ;
  • le langage doit être inclusif : « nous » et pas « il » ou « elle » ou « ils ».

Dans la présentation « ScrumMasters, devenez le coach de votre équipe agile », Véronique Messager Rota a insisté sur l’importance du savoir être indispensable pour pouvoir travailler ensemble dans une équipe où tout le monde collabore et s’engage sur les résultats, en particulier le ScrumMaster qui doit prendre en considération les aspects humains en recourant à des outils tels que :

  • la synchronisation ;
  • l’empathie ;
  • le questionnement ;
  • l’écoute active ;
  • la visualisation.

C’était des aperçus furtifs des deux présentations que mon inconscient a gardé et m’a retourné en pensant au ScrumDay. Cette journée bien organisée et pleines de sujets intéressants m’a permis de me rendre plus conscient que le savoir ou même l’excellence technique seule n’est pas suffisante pour garantir la bonne réalisation d’un projet.

La journée vue par Sébastien

A peine arrivé, je suis étonné de voir le nombre de personnes présentes, il va y avoir matière à discuter Agilité !
Après un bon café et quelques viennoiseries la journée commence ! Direction la salle de conférence principale pour un premier retour sur l »enquête nationale  « Vous, votre Organisation et l’Approche Agile en 2011 ».
Les résultats de cette enquête sont assez intéressants, je noterai ici en particulier la majorité écrasante de la méthode SCRUM comme méthode appliquée sur plus de 95% des projets agiles, le plus souvent couplée à l’eXtreme Programming. Ceci confirme les résultats de l’enquête réalisée en 2009.

A noter toutefois l’apparition de la méthode Kanban (28% de projets l’utilisent) qui était totalement absente de lenquête de 2009 et qui montre encore une fois que rien n’est prédéterminé avec les méthodes Agiles !

Autre résultat intéressant : les différentes pratiques utilisées par les projets gérés en SCRUM. On note des points positifs :

  • généralisation des pratiques de TDD / TDR ;
  • 90% des projets produisent des Burndown ;
  • Kanban mis à jour quotidiennement.

Mais également des points d’attention :

  • seulement 53 % des projets ont établi une Definition of Done ;
  • seulement 38% des projets organisent des rétrospectives.

Cette enquête nous rappelle quil faut respecter les fondamentaux : une méthode agile se veut empirique, ce qui suppose qu’il faut prendre le temps de regarder si ce que l’on a fait a été pertinent et d’essayer d’améliorer le process.

La première conférence se termine ainsi sur la phrase suivante :  « Agile movement has not failed. Ideas got perverted ».

Par la suite, les autres conférences ont début. J’hésitais notamment parmi les sessions suivantes :

  • Mode Forfait et Méthode Scrum : Les frères ennemis ?
  • Pratiques avancées de tests
  • Automatisation des tests : le mythe du ROI
  • Le Product Owner « Proxy »
  • Mise en place de l’agilité dans un environnement à forte culture « Cycle en V »
  • Quarante ans de crise, dix ans d’agilité
  • Transition agile & Accompagnement au changement

Pour ma part, je vous ferai dans un billet à venir un retour sur la conférence « 40 ans de crise, 10 ans d’agilité et maintenant ? »

La journée vue par Eren

Les sessions du ScrumDay, REX, analyse, … étaient fort intéressantes comme la plupart des différentes conférences sur l’agilité auxquelles j’ai participé, bien qu’il y ait eu cette fois ci quelques problèmes de logistique.

La session « ScrumMasters, devenez le coach de votre équipe agile » a été celle qui m’a le plus marquée. On limitait encore il y a quelques temps la fonction de ScrumMaster à un maitre de cérémonials, garant de processus bien définis dans le cadre Scrum, à un protecteur… Sa fonction a quelque peu évolué dans les faits : il est/doit être aussi un Coach. Qu’est ce qu’un coach ? Quels caractères doit-il (le ScrumMaster) développer ? Comment doit-il se positionner au sein de l’équipe ? Ce sont à ces questions que Véronique Messager Rota a tenté de répondre.

La journée vue par Eric

L’amphithéâtre principal ne permettait pas de contenir l’ensemble des participants, ce qui n’était finalement pas un problème tant pour la session d’ouverture (tout le monde n’était pas arrivé) que pour celle de clôture (speaker non présent sur site, présentation en visioconférence).

Après le bilan financier et le mot des sponsors, Jean-Michel Legrand nous a présenté les résultats de l’enquête 2011 sur l’adoption de l’agilité. Qu’ai je retenu ?

  • seulement 130 réponses (faible devant le nombre d’inscrits à l’événement) ;
  • un tiers des répondants sont dans une phase d’initiation / pilote ;
  • peu d’indicateurs sur la satisfaction des populations RH, Marketing, et Production ;
  • l’interaction avec des entités non agiles et le choix du Product Owner font partie des difficultés les plus souvent relevées ;
  • Kanban progresse de manière notable avec 28% de sondés y ayant recours ;
  • dans 2/3 des cas les méthodes agiles cohabitent avec des méthodes dites classiques ;
  • le TDD fait partie des pratiques en hausse (22%) ;
  • l’adoption des pratiques prônées par Scrum (fini, rétrospective, management visuel, …) stagne ;
  • l’enquête est encore en ligne jusqu’au 15 avril pour les retardataires.

La keynote d’Harvey Wheaton, ancien d’Electronic Arts, sur la mise en place d’une culture dans le studio d’animation SUPERMASSIVE GAMES fût très intéressante.
On notera le challenge d’impliquer une équipe composée de métiers et spécialités variées, une gestion du planning à 100% visuelle, très peu de mails, et de nombreuses idées et valeurs.

La session « Automatisation Tests : le mythe du ROI » n’était pas dans mes priorités, mais faute de place aux autres sessions, je suis allé écouter Gilles Mantel. J’en ai retenu que la mesure du ROI est rapidement faussée si on ne tient pas compte du gain apporté par la détection d’anomalies grâce aux tests automatisés. Le speaker nous a fait prendre conscience qu’il n’était pas simple d’incorporer cette composante dans la formule de détermination de ROI qui se base sur les coûts de tests manuels et les coûts de tests automatisés (licences, écriture et maintenance, exécution et analyse). Ce qui se traduit par l’une des conclusions de la session : « mesurez votre investissement par rapport aux défaillances mesurées ».

Pour le reste, j’ai eu quelques discussions intéressantes sur le stand Novédia sur lequel j’ai passé une partie de la journée. Contenus intéressants, mais frustrant de se voir refuser l’accès à des salles remplies (je compte sur la mise en ligne des supports de présentation et enregistrements vidéos).

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