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Ma 1ère journée à DevoxxFR 2013

Cette année encore, j’ai assisté à la conférence DevoxxFR. Cette édition 2013 aura un petit plus par rapport à l’année dernière puisque j’aurais la chance d’y présenter un Quickie.

Contraintes organisationnelles et emploi du temps chez mon client ont fait que je n’ai pu aller qu’aux 2 journées de conférences. Je vais tâcher de faire un retour sur les conférences qui m’ont marqué. N’attendez pas d’objectivité dans les lignes qui suivent, cela reste un ressenti tout personnel.

Pour être à l’heure aux rendez-vous parisiens quand on habite en Province, il ne faut pas avoir peur de se lever tôt. C’est comme ça que cette journée (qui sera longue) commence par un réveil à 04h30 afin de pouvoir prendre le TGV de 06h30 à Lyon  et être à la capitale et au Mariott pour 9h.

Keynotes d’ouverture

Flûte, 5 minutes de retard … Je récupère vite fait les badges et direction la grande salle. L’équipe du ParisJUG est déjà sur scène pour présenter le programme des 2 jours qui viennent.

Je vais poser mes affaires aux vestiaires et quand je reviens, Clarisse Herrenschmidt a déjà commencé. Pas grave, j’ai pas raté grand chose. Et c’est parti pour une magnifique conférences sur l’origines des signes. L’oratrice est quelqu’un de vraiment impliqué dans son sujet. J’ai l’impression d’avoir 20 ans de moins et d’être sur les bancs de la fac en train de suivre les cours de l’IUT. Un beau moment très rafraîchissant qui me permet d’entrer tout doucement dans le rythme de DevoxxFR. Et puis entendre A. Goncalves se faire appeler « chouchou » et le voir habiller en rose, je n’aurais jamais imaginé ça.

Ensuite, on redevient plus sérieux avec Martin Odersky qui nous explique pourquoi la programmation fonctionnelle qui existe depuis plus de 40 ans a le vent en poupe. La conjonction de nouveaux besoins, de calculateurs de plus en plus puissants et de l’avènement du Cloud permet à de nouveaux langages (Scala en tête) de se faire une place au soleil. Cependant, il ne s’inscrit pas dans un combat qui opposerait Java et Scala, il considère plutôt que ces deux langages sont plus complémentaires que concurrents. Cette conférence m’a moins inspiré que la précédente mais elle a le mérite d’essayer d’enterrer la hache de guerre entre les pros et les antis …

L’art de Bricoler, par Sylvain Webber

Une conférence où l’orateur se propose de nous présenter ce que HTML5 lui a permis de faire en « bricolant un peu ». Il s’est surtout présenté ainsi que tout ce qu’il peut organiser : HTML5 Paris MeetUp, BeMyApp hackaton, … Une démo de son appli fera faire un peu d’exercice à 2 personnes du public. Il a réussi à interfacer un tapis de danse d’une console avec un navigateur Internet. Du coup, il a codé un petit jeu où il faut courir le plus vite possible. Quasiment pas de détails sur l’implémentation, ce qui est bien dommage. Un peu déçu par cette présentation qui ressemble plus à une opération marketing de la part de l’orateur qu’une présentation d’éléments techniques qui lui a permis de « bricoler ». Dommage …

CSS : More or LESS, par Julien Roche

Un premier quickie, celui de mon collègue Julien … Où il est question de conte de fées, de CSS et de préprocesseurs. Comment faire mieux avec moins ? C’est tout l’enjeu de ce petit quickie mené tambour battant, histoire de ne pas dépasser les 15 minutes fatidiques. Chapeau Julien, même si tu étais un peu stressé mais qui ne le serait pas …

Les bronzés font du Dev, par Ellène Dijous-Siber

Deuxième quickie de la journée. Ellène croque avec beaucoup d’humour la vie de développeur sur son blog : uneviededev.wordpress.com. Elle se propose de conter l’arrivée d’un jeune diplômé dans une SSII. C’est un concentré de toutes les situations auxquelles on a pu être confronté. Beaucoup de rires dans la salle, Ellène fait très souvent mouche. Une pause rafraîchissante pour moi qui suis levé depuis un moment. Allez découvrir son blog !!

Le SpaceMountain du développement Java en entreprise, par Florent Ramière

Le titre m’avait vraiment accroché. J’attendais quelque chose de très rock’n’roll. Ca a plutôt été une liste de bonnes pratiques à mettre en place pour le développement Java. Florent nous présente pourquoi il préfère Maven à Ant, pourquoi il utilise JSF 2 associé à PrimeFaces, comment Guava a remplacé les apache commons. Bref, un inventaire de plein d’outils qu’il faut vite mettre en place : Mockito, FestAssert, Selenium, iSpace poru vérifier les dépendances dans Eclipse. Et pour tenir son auditoire en haleine tout au long de sa présentation, il nous a fait la promesse de nous expliquer comment calculer la vitesse de la lumière avec un Mars et un micro ondes. Et il l’a tenu !!! (http://sweetrandomscience.blogspot.fr/2012/09/chocolat-micro-ondes-et-vitesse-de-la.html)

Boucles étranges, étranges boucles, par Eric Lefevre-Ardant et Guillaume Tardif

C’est certainement la conférence qui m’a le plus plu mais que j’arrive le moins à résumer. Eric et Guillaume commence doucement en nous présentant des problèmes d’algorithmie au sujet de boucles. Puis ça dérive vers la sécurité et le moyen de savoir que l’exécutable que l’on exécute est bien celui qu’on a généré. Et on finit avec de la génétique. Le mieux est encore de visionner la conférence sur Parleys, les deux conférenciers étant bien meilleurs que moi pour parler de tout ça. En tout cas, une très belle conférence, des illustrations de M.C. Escher, du code mais pas trop, une montée en puissance bien menée. Si vous ne l’aviez pas compris, j’ai bien aimé.

Mastering Android drawables, par Cyril Mottier

Après cette belle et étrange expérience, retour à un domaine qui m’intéresse : le développement mobile et particulièrement Android. Cyril tient à faire de nous des maitres des Drawable Android. Nous aurons donc droit à une Master Class. J’ai entendu des choses que j’avais déjà entendues mais qu’il est bon de réentendre. J’ai aussi appris de nouvelles choses sur la gestion des Drawable. Comme quoi, pour des développements Android, peut être plus qu’ailleurs, il faut vraiment rester à l’écoute des dernières préconisations si on veut privilégier l’expérience utilisateur. Maintenant, suis-je un maitre Jedi des drawables Android ? Il est un peu prématuré pour se prononcer …

Implémenter la qualité sur un projet Java, par Vincent Massol

Pour finir cette journée de conférence, Vincent présente ce qui, selon lui et son expérience au sein de XWiki, permet de produire des projets Java avec un haut niveau de qualité. Et cela se concentre en 5 points : stabilité des APIs, éviter le phénomène de JAR Hell, couverture de code par les tests acceptable, tests fonctionnels et enfin mise en place d’un Bug Fixing Day. En ce qui concerne la couverture de code, Vincent préconise d’avancer de manière incrémentale et de ne pas mettre un seuil trop important dès le début mais plutôt de le définir comme un objectif.  Au sein de XWiki, la mise en place d’un Bug Fixing Day a permis de réduire considérablement les tickets ouverts et non traités. Pour chacun des points, Vincent s’appuie sur son expérience XWiki et on sent bien que son discours est issu des retours d’expériences au sein de ce projet.

Cette journée fort enrichissante se termine par le BOF l’open source au quotidien, qui permet des échanges avec des personnes actives dans différents projets. Mais il est temps de rejoindre mon hôtel pour finir de préparer le quickie que j’animerais le lendemain.

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