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Les enjeux des technologies du « bien vieillir » pour les seniors

Ou comment créer de nouveaux usages des technologies à destination des séniors, sans les comprendre !

 Quelques chiffres clés

 En 2050, 1/3
des français
auront 60 ans ou plus

Enquête INSEE

La maladie d’Alzheimer
touche 20% des plus de 80 ans

Plan maladies
neurodégénératives
2014-2019

D’ici 2040, le coût de la dépendance
atteindra 11,2 MD€

Silvereco.fr

Bonne nouvelle : nous vivons de plus en plus longtemps ; ce qui terrassait nos grands-parents est maintenant soigné ! Un petit bémol néanmoins : ce qui ne nous tue pas ne nous rend pas forcément plus fort, et la société peine à prendre en charge les effets des maladies dites « de civilisation », souvent chroniques, qui ont des répercussions encore mal mesurées sur la population âgée. Parmi les plus connues, on notera les maladies d’Alzheimer et de Parkinson, le diabète de type 2 et l’obésité, les maladies cardio-vasculaires (dans le cas des AVC, 40% des rescapés ont des séquelles invalidantes).

Les nouvelles technologies offrent de formidables promesses pour résoudre certains problèmes sociétaux tels que la dépendance de nos aînés ou le suivi de certaines pathologies chroniques. Il a en effet été prouvé qu’en monitorants certaines constantes vitales, il était possible d’ajuster au mieux les traitements et ainsi d’améliorer la qualité de vie des patients. Face à ce marché en plein essor, de nombreuses entreprises se sont lancées dans le secteur de la « Silver Economie » avec de grandes attentes, et ont été bien souvent déçues…

Et c’est bien dommage ! De si belles intentions réduites à néant pour la simple et bonne raison que l’utilisateur n’a pas été placé au centre de la conception de la solution ! C’est par ce travers que l’on se retrouve un beau matin avec une dame qui s’enfuit de chez elle parce qu’elle a entendu une alarme qui lui a fait peur, ladite alarme ayant été créée pour rappeler une prise de médicaments. Hélas, ce qui n’a pas été pris en compte, c’est que pendant les phases de désorientation qui caractérisent la maladie d’Alzheimer, la personne ne se souvient plus des solutions qui ont été installées à son domicile et panique très rapidement …

Pour pallier à ces problèmes, il y a deux solutions, non exclusives :

  • Les « Living Labs » : ce sont des structures rassemblant des échantillons de population (individuels, associations de consommateurs, acteurs publics et privés) pour tester « en grandeur nature » et hors laboratoires des services, des prototypes, des nouveaux usages sur un public ciblé et de se rendre compte des ajustements à effectuer, voire des non-sens. En région Ile-de-France, l’un des plus connu est le laboratoire LUSAGE, basé à l’hôpital Broca à Paris, dédié à l’autonomie des séniors, avec un cœur d’expertise sur les déficits cognitifs, et le soutien aux aidants.
  • Le formidable métier d’AMOA : un expert qui connait à la fois les spécificités des pathologies et les nouvelles technologies, et qui peut orienter le choix vers la solution la plus adaptée. Le secteur de la santé nous offre encore de beaux jours, très chers collègues !

Une lueur d’espoir brille à l’horizon : la naissance de nombreux partenariats entre industriels, universitaires et scientifiques permet de recentrer les usages et de mieux définir les besoins des utilisateurs, tout comme certaines équipes pluridisciplinaires installées à l’ICM à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière. Attention néanmoins à la mode des gadgets car dans le domaine du « bien vieillir », les solutions les plus simples sont souvent les meilleures …

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