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L’agilité au service de la culture et des valeurs en entreprise

Cette année Scrum Day a été élargi à d’autres domaines, et pour l’illustrer les organisateurs ont proposé diverses sessions autour de l’agilité et ses valeurs avec une attention particulière sur les retours d’expériences.

Le « Cuture Hacking » est un concept créé par Robert RICHMAN pour développer une culture d’entreprise, ou du moins la faire exister explicitement, car toute entreprise a sa culture, ses valeurs, ses mythes et ses rites. Ce qui fait la différence entre deux entreprises, c’est la manière dont cette culture est véhiculée.

Le concept de RICHMAN a fait ses preuves chez Zappos en créant une culture qui aujourd’hui va au-delà de l’entreprise.
Allez sur le site de Zappos family, en plus de vendre des chaussures ils vendent l’image de l’entreprise. Grâce à ce succès la société a été rachetée par Amazon pour un montant d’environ 850 millions de dollars.
Et en quoi tout cela concerne les méthodes agiles ? Tout simplement, la méthode Scrum a aussi des valeurs qui sont proches de celles de Zappos :
 
Zappos Scrum FOCUS COMMITMENT RESPECT COURAGE OPENNESS
Deliver WOW Through Service 😀 😀
Embrace and Drive Change 😀
Create Fun and A Little Weirdness 😀
Be Adventurous, Creative, and Open-Minded 😀 😀
Pursue Growth and Learning 😀
Build Open and Honest Relationships With Communication 😀
Build a Positive Team and Family Spirit 😀
Do More With Less 😀 😀
Be Passionate and Determined 😀
Be Humble 😀
Pour adopter ces valeurs, RICHMAN propose un guide pour changer et concevoir la culture d’entreprise grâce à ce qu’il appelle « culture hacks » :
En voici un aperçu :
  • Culture is Co-Created : la création de la culture n’est pas uniquement de la responsabilité des managers, chaque individu peut apporter sa contribution par sa personnalité et sa propre culture ;
  • Culture Change is Not Self-Medication : traduit littéralement, le changement de culture n’est pas l’auto-médication, il ne faut pas adopter la culture des autres pour aller mieux ;
  • Start By Destroying Something : il faut détruire quelque chose, même si vous pensez que cela vous a pris beaucoup de temps pour le construire il faut commencer par détruire quelque chose qui ne fonctionne pas, et le fait de reconstruire va motiver les équipes ;
  • Frustration is Gold : en effet si nous sommes frustrés ce n’est pas négatif, cela signifie que nous sommes en quête d’une excellence et qu’il faut chercher ce qui nous frustre pour arriver au but final ;
  • Ritualize Your Energy : l’énergie est la clé, un exemple exercé lors de la session, c’est de faire quelques mouvements comme par exemple danser. Vous définissez ainsi le ton de la journée ;
Prenons le cas d’une culture d’entreprise réussie avec la société UT7 qui nous a fait profiter de l’expérience d’auto-organisation acquise par leur équipe. En effet, Emmanuel GAILLOT et Éric SÉGUIER ont fondé cette coopérative où les décisions importantes sont prises par l’ensemble des sociétaires. Pour la petite histoire, UT7 est née de l’échec de la filiale française de Pyxis.
Les échanges et les interactions entre les membres de l’équipe sont les facteurs clés de la réussite de l’auto-organisation, et cela peu importe les sensibilités dans l’équipe.
L’auto-organisation est un concept bien abordé dans l’agilité, et bien que séduite par ce mode de fonctionnement et par l’état d’esprit des deux co-gérants, pour le mettre en place il faut avoir une certaine maturité pour arriver à un consensus.
Comme UT7 est une société de services en informatique, le réflexe « agilité » a certainement été plus naturel. Ce n’est pas le cas de Zappos dont l’activité principale est la vente de chaussures en ligne. On comprend alors que l’agilité n’est pas propre à l’informatique et c’est ce que Dominique DUPAGNE explique lors de sa keynote de fermeture, en abordant le sujet de l’agilité biologique. Il évoque notamment le parallèle entre notre naissance, et la constitution du corps humain, avec l’Agilité. En effet notre évolution est incrémentale et itérative, et nous sommes le produit des sprints successifs de nos gènes. De ce fait DUPAGNE s’interroge sur l’obstination des entreprises à rester dans l’organisation hiérarchique malgré l’échec apparent de cette dernière. Un exemple caricatural mais parlant est celui de la fable du rameur et des barreurs qu’on peut illustrer grâce à l’image suivante. On peut y voir André, travailleur, encadré par tout plein de managers dont l’utilité n’est pas vraiment évidente.
Pour terminer, ce que je retiens de cette journée est que nous devons sortir de l’organisation hiérarchique et adopter les valeurs de l’agilité tout en restant soi-même, en gardant sa culture tout en la partageant.
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