Le LyonJUG dans le « cloud »

Fabien Bousquet, ingénieur R&D chez Kalistick , nous a fait une présentation de la plateforme Amazon Web Service (AWS) .
Il nous a donné sa définition du cloud, en identifiant :
– l’abstraction : on ne se préoccupe pas du hardware sous-jacent
– l’élasticité : adaptation facile de l’infrastructure en fonction de la charge
– à la demande : l’infrastructure peut évoluer à la demande (nombre de serveurs déployés, configurations de ces serveurs…)

On distingue trois types de plateformes :
– les SAAS (Software As A Service) : logiciel disponible en ligne, par exemple : Kalistick, Google Docs, GMail

– les PAAS (Platform As A Service) : environnement logiciel, machine virtuelle pré-configurée avec par exemple, une base de donnée et une machine virtuelle Java.
– les IAAS (Infrastructure As A Service) : mise à disposition d’infrastructure via le web.

Ces plateformes peuvent s’utiliser pour la mise en production. Leur facilité de mise en œuvre permet également de faire de l’intégration continue, des calculs nécessitant une grande puissance CPU et peut être bientôt du développement (on parle alors de dev@cloud).
La plateforme AWS est très mature : elle a été utilisée par Amazon pour son site marchand avant d’être mise à disposition pour d’autre projets dès 2006. Elle est aujourd’hui utilisée par Dropbox, Slideshare, Netflix, Zinga…
La simplicité de mise en œuvre et l’accès à des ressources matérielles de manière immédiates sont ses grands points forts : on accède à une console d’administration via une interface web et le démarrage d’une instance se fait en quelques clics. La montée en charge de l’application illustre les aspects élastique et à la demande : on pourra adapter le nombre de serveurs disponibles via la console d’administration web fourni par Amazon. Les plateformes de cloud fournissent également un hébergement de très bonne qualité en terme de disponibilité,ce qui ne doit pas nous faire négliger les sauvegardes ni les procédures à mettre en œuvre en cas d’indisponibilité de la plateforme.

Le prix reste à mon avis un léger frein car il est difficile d’estimer le budget nécessaire à la mise en place d’une plateforme sur AWS (la grille tarifaire est complexe et varie de 15 à 1500 euros).

Les slides de la présentation sont disponibles ici.

Le LyonJUG fête ses deux ans.

Le mardi 19 avril le Lyon JUG a fêté ses deux ans d’existence et a décidé de faire honneur à deux projets open source Lyonnais. Nous avons donc assisté à une présentation d’IzPack par Julien Ponge et une présentation de RESThub par Sébastien Deleuze et Damien Feugas.

IzPack est un installateur d’application écrit en java dont l’approche se résume ainsi : « Package once.Deploy everywhere. ». Le projet a été lancé par Julien Ponge pour apprendre java 1.2. Aujourd’hui le projet est toujours actif et a été utilisé pour l’installation de Glassfish V2, il est utilisé par Springsource, JBoss, Oracle…. IzPack permet de générer un installateur pour toutes les plateformes cibles de votre projet, il suffit qu’en environnement Java soit disponible sur ces plateformes. IzPack est personnalisable au niveau du look and feel (import d’image, choix de couleur, de disposition des différents éléments sur l’écran) et des étapes du processus d’installation. Il fournit une API permettant d’étendre les différents comportements pour s’adapter au mieux à votre besoin. La présentation s’est terminée par un retour d’expérience sur les projets open source : mise à disposition, gestion des propositions des développeurs et des utilisateurs.

RESThub est un projet, initié chez Atos Worldline, qui fournit une stack java préconfiguré.
Ce framework s’appuie sur Jersey, Spring, Hibernate pour la couche de service et un framework web MVC ou HTML 5 /JavaScript pour la couche de présentation. Vous pouvez consultez une présentation de RESThub ici pour avoir plus de détails sur l’architecture. La philosophie est relativement proche du framework Play! : orienté simplicité et productivité. Ainsi RESThub respecte les principes KISS (Keep It Simple and Stupid) et DRY (Don’t Repeat Yourself). On trouvera donc des classes génériques permettant de faire du CRUD (Create, Read, Update, Delete) facilement et des classes de tests préconfiguré pour fonctionner avec une base H2 (base in memory) et un moteur Jetty, utilisé également pour exécuter l’application pendant le développement.
Le fait de réutiliser des frameworks connus de tous les développeurs Java est une bonne approche : la stack proposée est classique et rassurera la plupart d’entre nous sur la montée en charge et la prise en main de l’environnement. RESThub est un framework prometteur dont la version 1.1 sort fin avril 2011.

Retour sur le Mix-IT

Le Mix-IT est une conférence organisée par le Lyon JUG et le CARA (Club Agile Rhône-Alpes) qui a eu lieu le 5 avril à Lyon. Elle a regroupé 250 personnes pour assister à une vingtaine de conférences autour de Java et de l’agilité.Objet Direct était très présent sur l’évènement avec une participation en tant que principal sponsor, une présentation de la mobilité et une équipe de collaborateurs qui ont assistés aux différentes interventions.

Voici que nous avons retenu de cette journée :

« Smartphone : et l’informatique devint mobile… » est une intervention de Christian Demoustier, directeur technique de l’agence Objet Direct lyonnaise,  qui a permis de bien décrire l’écosystème du Smartphone aujourd’hui et les enjeux sur ce marché d’avenir.

« HTML5, la révolution maintenant » a présenté le futur de HTML, en mettant en lumière les nouveautés de la prochaine version du langage normalisé par le W3C. Les démonstrations ont permis de voir tout l’intérêt de cette nouvelle norme. Les nouvelles balises HTML, ainsi que les extensions des APIs JavaScript et CSS permettront de faire des applications web plus sophistiquées. Elles deviendront sans doute incontournables, y compris sur le développement pour Smartphone.

« Dev@Cloud, quand les informaticiens chassent les nuages »  a permis d’avoir un aperçu de ce qui se cachait  derrière le concept de Cloud Computing. Cela consiste à fournir entre autres du temps de CPU, du stockage et des services à la demande via un réseau informatique, l’approche aujourd’hui étant d’utiliser le web pour mettre ces ressources à disposition. Une fois encore, c’est une techno dont on devrait entendre parler dans les années à venir. La présentation a abordé les plateformes les plus connues (Amazon EC2, Google App Engine, Cloudbees…) et a ainsi donné de bonnes pistes pour démarrer sur le Cloud.

« Comment mettre sa suite de test au régime en 5 minutes par jour ». Une présentation accrocheuse qui a permis de détourer trois stratégies pour faire en sorte que le build de son application – tests compris – prenne moins de 5 minutes. Ainsi on pourra tricher en choisissant les solutions apparemment faciles (achat de serveurs plus puissants par exemple), faire le minimum d’effort en cherchant à utiliser des composants « in-memory » (base de données, serveur SMTP,…), ou encore attaquer le problème de manière plus courageuse en  mockant les parties les plus lentes des tests et en privilégiant les tests unitaires plutôt que les tests d’intégration

« Stewardship : soluble dans mon entreprise ». Une présentation pertinente pour savoir comment donner des responsabilités à un groupe de personnes pour mener à bien un projet.Cette approche est très intéressante et vous pourrez trouver plus d’éléments par ici.

« Du cerveau au code : « Agile »   ou le readme manquant » permettait d’appréhender le fonctionnement de notre réflexion, ses limites et en quoi les méthodes agiles permettent de « s’affranchir » de ses limites. Un petit exemple sympathique pour voir les limites de notre cerveau : http://www.youtube.com/watch?v=Ahg6qcgoay4 qui démontre l’intérêt de l’intégration continue : quand on se préoccupe du développement d’une fonctionnalité nous pouvons avoir du mal à en voir les  impacts sur les autres.

Le bilan de cette journée est extrêmement positif, nous avons pu balayer un ensemble de technologies et de méthodologies pertinentes dont nous entendrons forcément parler dans les prochaines années.L’organisation de la journée a été sans faille et elle fut vraiment très enrichissante pour nous tous.